Entretien avec Christine REMY, fondatrice de la Maison du Mieux-Etre à Rueil-Malmaison
- CHRISTINE REMY

- 16 janv.
- 3 min de lecture
« Notre ambition : faire du bien-être un espace sérieux, éthique et profondément humain »
La Maison du Mieux-Être est aujourd’hui un lieu bien identifié à Rueil-Malmaison. Pouvez-vous nous raconter comment cette aventure a commencé ?
La Maison du Mieux-Être est née d’un constat très simple : il existait un besoin important après la crise du Covid 19, en terme d’accompagnement, d’écoute et de soutien, mais aussi beaucoup de confusion dans l’univers du bien-être. Trop d’offres, trop peu de repères, et parfois un manque de cadre.
Au départ, il y avait surtout une envie très profonde : créer un lieu sérieux, rassurant et humain, où les personnes puissent venir prendre soin d’elles, en confiance, et être orientées vers des praticiens compétents et engagés.
Ce projet est aussi né de mon propre parcours et de tout ce que j’ai pu observer autour de moi : des personnes épuisées, en perte de sens, en transition de vie, parfois fragilisées, et qui ne savent plus vers qui se tourner.
Quelle est la philosophie de la Maison du Mieux-Être ?
Notre philosophie est simple :👉 Remettre l’humain au centre, dans un cadre sécurisant, éthique et respectueux.
Nous ne sommes pas dans la promesse de “guérison miracle” ou de solutions magiques. Nous sommes dans l’accompagnement, l’écoute, le soutien, et le mieux-être global.
Nous considérons que le bien-être ne se résume pas à “aller bien”, mais à mieux se comprendre, mieux se respecter et mieux traverser les étapes de la vie.
Vous revendiquez aussi une volonté d’être une référence en matière de bien-être. Qu’est-ce que cela signifie concrètement ?
Cela signifie être exigeant.
Exigeant sur :
Le choix des praticiens
Leur posture
Leur éthique
Leur formation
Leur manière d’accompagner
Être une référence, ce n’est pas multiplier les pratiques ou suivre les modes.
C’est proposer un cadre clair, structuré, sérieux et cohérent, où le public sait qu’il peut venir en confiance.
C’est aussi assumer un discours responsable : le bien-être n’est pas de la médecine, et nous ne nous substituons jamais au corps médical.
Justement, comment positionnez-vous la Maison du Mieux-Être par rapport au monde médical ?
C’est un point essentiel.
Oui, nous sommes un centre de bien-être.
Oui, nos pratiques sont complémentaires.
Non, elles ne sont ni médicales, ni paramédicales.
Nous ne posons pas de diagnostic.
Nous ne faisons pas de prescription.
Et nous encourageons toujours les personnes à rester suivies médicalement lorsque c’est nécessaire.
Notre rôle est d’intervenir en complément, sur la qualité de vie, la gestion du stress, les émotions, le corps, la reconstruction, l’accompagnement des transitions.
Dans un contexte où certaines pratiques sont parfois critiquées ou mal comprises, comment garantissez-vous le sérieux du lieu ?
C’est précisément pour cela que j’ai voulu poser un cadre très clair.
Chaque praticien :
Est reçu et sélectionné
Présente son parcours et ses formations
Signe une charte d’engagement et d’éthique
S’engage sur une posture respectueuse, non dogmatique, non intrusive
Pour les praticiens permanents, nous demandons également des critères supplémentaires, comme par exemple d’être formés aux premiers secours en santé mentale, être présents aux réunions mensuelles, s’assurer de leur formation continue, etc.
Je suis personnellement très vigilante sur ce point. Le public que nous accueillons est parfois vulnérable, en transition, en questionnement. Cela demande une responsabilité particulière.
La Maison du Mieux-Être est aussi très impliquée dans des actions locales et associatives. Pourquoi est-ce important pour vous ?
Parce que le bien-être ne peut pas être déconnecté de la réalité humaine et sociale.
Nous travaillons et intervenons notamment avec :
La Ligue contre le Cancer
Fibrome Info France
Les actions autour d’Octobre Rose
La Maison de l’Autonomie
Et différents stands et événements de prévention
Ces actions ont du sens pour nous. Elles permettent de rendre le bien-être accessible, concret, utile, et de l’inscrire dans une vraie démarche de prévention et d’accompagnement.
Quel est votre souhait pour l’avenir de la Maison du Mieux-Être ?
Continuer à grandir, mais sans jamais perdre l’âme du projet.
Rester un lieu :
Sérieux
Humain
Chaleureux
Exigeant
Sécurisant
Et continuer à être un espace où l’on peut venir se déposer, se comprendre, se reconstruire, ou simplement apprendre à mieux prendre soin de soi.
Un dernier mot pour les lecteurs ?
Le bien-être n’est pas un luxe.
Ce n’est pas non plus une mode.
C’est un chemin de responsabilité envers soi-même.
Et notre engagement, à la Maison du Mieux-Être, est de faire en sorte que ce chemin puisse se faire dans un cadre sûr, respectueux et profondément humain.




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